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Chapitre 44

• Chapitre 44 •
Depuis que nous avons quitté l'hôtel, nous n'arrêtons pas de tourner en rond. Bill se mange presque les doigts tellement il s'inquiète de l'absence de son frère, et moi, j'essaye tant bien que mal de dissimuler mes membres tremblants.

Je s
uis nerveuse, je le sens, mais je fais tout mon possible pour le cacher dans l'angoisse persistante du groupe.
« (Georg) Mais il va arriver ou quoi ?
(Gustav)
Il avait déjà fait ses valises ?
(Bill) J'en sa
is rien...
(Geo
rg) Ne me fais pas croire que tu n'es pas allé jeter un ½il! »


Gustav se tape le front
, puis fixe le garde du corps, l'air dépassé, et inquiet. Je me rapproche de Bill, tente de cacher mes jambes derrière les siennes. Heureusement que je ne porte pas de talons, sinon je me serais foulé les deux chevilles sur dix minutes !

« (Saki) On embarque les valises, tant pis. Tobi, va voir dans sa chambre !
(Gustav) Personne ne l'a vu
aujourd'hui?
(Hassiba) Bill et
moi, nous devions passer en ville, nous n'avons pas fait attention.
(Ge
org) Moi, je pensais qu'il était dans sa chambre, comme les autres. »


Au moment
où Tobi enfonce la porte d'entrée de l'hôtel, un roulement se fait entendre. Tom apparaît dans l'embrasure de la porte, valise à la main. Caché derrière ses lunettes de soleil, on ne peut déchiffrer l'expression indifférente qui s'affiche sur ses lèvres. Il se déhanche jusqu'au bus, enfoui sous sa veste XXXXL et son baggy pendant.

Le b
atteur ne peut retenir son soulagement:
« Mais enfin, tu étais où?
(Tom) Juste parti faire u
n tour...
(Georg) Tu es en reta
rd!
(T
om) J'ai été retenu par un commerçant qui ne voulait pas me lâcher, désolé. »


Il disa
it cela sans la moindre faiblesse dans la voix. Quand Saki a pris sa valise, il s'est empressé de monter dans le véhicule, sans nous jeter le moindre regard. Bill m'a fait un signe de tête.
« Au moins, il est venu, c'est déjà ça ! »
J'ai approuv
é avant de monter à mon tour dans le bus peint aux couleurs du groupe.

Les autr
es ont suivi, s'armant de patience pour dissimuler la rage qu'ils avaient eu de ne pas voir Tom au rendez-vous à l'heure prévue.

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Nous roulio
ns déjà depuis deux heures. Deux heures que je devais subir les rires des autres en ravalant mes larmes. Allongé dans mon lit, casque sur les oreilles, je regardais « I'm a legend » pour me passer le temps.

Je ne leur avais pas
adressé le moindre mot, ni même le moindre regard. Ils n'avaient pas insisté, même si les yeux de Bill me suppliaient de le laisser s'excuser. Dehors, le soleil se fatiguait, menaçait depuis déjà dix minutes de se coucher derrière les cols des montagnes.

Soudain, je me suis
rendu compte qu'on m'observait. J'ai ôté mon casque, avant de fixer mon interlocuteur qui se tenait debout entre les quatre lits.
« Qu'est-ce qui se passe Tom, tu es bizarre aujourd'hui.
-Ecoute, j'ai envie d'être
seul.
-Ca fait combien de temps
que tu es seul, au juste ? Personne ne t'a vu ce matin, tu es seul depuis hier soir...
-J'ai
besoin de réfléchir. »


Le yé
ti s'est assis sur mon lit, puis m'a dévisagé, l'air inquiet. Il comprenait que quelque chose n'allait pas, mais le simple fait qu'il puisse imaginer l'horreur de ce qui m'est arrivé me résignait à la boucler. Je voulais me taire, mais mon corps criait qu'il souffrait. Les larmes sont à nouveau montées à mes yeux...

J'ai t
enté de les retenir, derrière quelques frétillements de paupière.
« Tu devrais essayer de parler !
-Je
n'ai pas envie, Georg, tu peux comprendre, non ?
-Je ne t'ai ja
mais vu dans cet état. D'habitude quand tu râles, tu t'en prends à tout le monde, tu cries à tort et à travers, tu frappes dans tout ce qui bouge, et qui ne bouge pas. Tu essayes d'avoir raison, de convaincre les autres qu'ils ont tort !
Mais t
u ne restes pas seul, dans ton coin, à ne pas dire un mot. »


J
'étais tellement différent, c'est vrai. Tellement différent que quand j'étais encore bien dans ma peau. J'avais tant changé en apprenant qu'on m'avait fait ça ! Changé comme on le fait en plusieurs années...

J'
ai fermé les yeux pour ne plus devoir affronter cette réalité oppressante. Les larmes ont coulé dans mes cernes...

Je sentais les pupi
lles de Georg essayer de me dénuder au grand jour pour savoir ce qui me mettait dans cet état, j'imaginais les questions qui lui tournaient en tête! J'avais si peur qu'il le découvre !

« Je peux pas Georg, je peux pas...
-Mais pour
quoi pas ? On est tous des amis depuis longtemps...
On peut se par
ler sans gêne! Tu le sais bien.
-
Non, Georg, pas ça ! »


Je me
suis enfui sous ma couverture en pleurant, je l'ai ramenée sur mon visage pour me cacher derrière. Et j'ai laissé la douleur s'échapper... une fois de plus, une fois parmi tant d'autres. Ca ne suffirait pas à racheter le mal, mais ça me faisait du bien.

Georg se tena
it de cette façon assez éloigné de moi, assez loin que pour ne pas envahir mon monde, ou mes idées. Assez loin que pour ne pas me harceler en voulant tout savoir.
Aut
ant le dire, sa présence m'offusquait, m'agressait...

Je lui ai t
ourné le dos, et j'ai continué à sangloter. D'un geste attentionné, il a caressé mon dos de sa main, cherchant à me rassurer, à me consoler. Mais moi, j'avais mal en sentant tant de douceur, tant d'affection !

C'était ce
même amour qui me brûlait la poitrine en cet instant, qui m'envahissait les poumons à m'en faire hurler de désespoir !

Après être resté quelq
ues instants à mes côtés, il s'en est finalement allé, voyant probablement que ses gestes ne servaient qu'à m'affliger un peu plus. Mais moi, je suis resté là, seul, à pleurnicher, à écouter mon c½ur battre, à étouffer dans la chaleur des draps, à me noyer dans ma sueur et mes larmes.

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Une main a
secoué mon épaule. Quand je me suis retourné, j'ai presque eu envie de hurler !
Mais
il faisait trop calme que pour se faire remarquer. Gustav et Georg dormaient paisiblement, mais deux yeux noisette me dévisageaient dans le noir.

« Tom écoute, tu n'as rien avalé aujourd'hui, je t'ai quand même apporté quelque chose à boire et à manger. »

Bill ten
ait entre ses mains un plateau. Un grand verre d'eau fraîche et une assiette de pâtes l'ornaient, prêts à être engloutis. En temps normal, cette petite attention m'aurait touchée, mais là, elle me mettait hors de moi.

Je
fusillais mon frère du regard, alors qu'il restait debout devant moi, immobile. Je ne bougeais pas non plus de mon côté. Je voulais juste qu'il dégage de ma vue avant que je le jette dans le placard à coups de pieds et de poings ! Il me répugnait, à poser ainsi son regard sur mon visage !
Il a v
oulu ajouter quelque chose, ses lèvres ont bougé, mais quand il a vu que je me trémoussais dans mes draps, il s'est tu. On s'est fixés ainsi, longuement. Il se fondait en excuses, mais moi, je lui crachais tout le venin qui m'habitait pour qu'il s'en aille au plus vite.

Le con, il est res
té là. Il est resté là, mais en plus, il a pris le verre d'eau en main, a posé la plateau sur son lit vide, puis m'a tendu le verre d'eau.
Je n'ai pas rés
isté à la haine, au mépris. S'il me provoquait, alors il allait en baver.
« Laisse-moi juste m'excu... »

Au mê
me moment, je me suis redressé brutalement, j'ai serré le verre entre mes doigts, et je lui ai balancé son contenu à la figure ! Rien de bien méchant, mais le message était clair: hors de question qu'il m'approche, qu'il me parle, qu'il me regarde, qu'il me touche.

Quan
d Bill s'est remis de sa petite mésaventure, il s'est emparé de son drap pour essuyer son visage et son cou. Il m'a de nouveau fixé, alors que je me recouchais comme si de rien n'était.
Cette f
ois, c'est la colère et l'incompréhension qui jaillissait de ses yeux. Mes lèvres se sont étirées en un léger rictus, à peine perceptible.

Mon homologue m'a tourné
le dos, prêt à repartir, mais je n'ai pas pu m'empêcher de lui souffler quelques mots...
« Et, Bill, ça sert à rien de penser que cette fois-ci, tout va s'arranger. T'es allé trop loin ! Tu sais, je n'ai même plus envie de te regarder. T'es qu'une merde...
Et
y'a des choses plus appréciables pour les yeux qu'une merde ambulante ! »




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Coucou tout le monde...

Q
uelques petites nouvelles...
Je
sais que le blog chôme pas mal en ce moment, mais les études n'améliorent rien de ce côté là. Quand une journée se résume à boulot, boulot, dodo, on ne trouve pas toujours le temps pour passer faire un tour du côté de la fic!
Malgré cela, nous vous réservons une petite surprise! ;p
Et
me pas qu'une petite en fait!


A
l'heure où certaines personnes se demandent si cette fiction est vraiment un yaoi (même si je peux vous dire que tout n'est qu'une question de temps...) , il est temps de révolutionner un peu ce blog qui tend à ... mourir ! (Toutes mes condoléances ! )

Br
ef, ce que nous vous réservons ne devrait pas vous décevoir, mais il faudra un peu montrer votre enthousiasme... Les derniers chapitres ont été très très peu commentés. :'/

10 com
mentaires pour celui-ci? (Et plus si affinités...<3)

Pro
mis, prochaine fois, vous allez vous régaler!
Un indice ? Il sera très long par rapport à ceux habituellement postés!
J'es
père que cela vous alléchera un tout petit peu...

E
t restez sur vos gardes!!!


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# Posté le jeudi 06 novembre 2008 10:58

Modifié le mercredi 03 juin 2009 10:41

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