Je le guette, assis sur mon lit, à essayer de me cacher dans les draps pour passer inaperçu. Mais la vérité sortira...
Tout simplement parce que je n'en peux plus de me jouer de la personne que j'aime le plus au monde, et parce que ça me déchire le c½ur de le voir aimer quelqu'un d'autre que moi.
J'ai fais une bêtise, et quitte à briser trois c½urs au lieu d'un, je n'hésiterai pas à révéler la vérité...
En tant que star, j'arrive à assumer mes erreurs, à trouver une solution à mes problèmes. Il est temps que j'apprenne à le faire en tant qu'humain. Un humain vulnérable à la dérive de ses sentiments, certes, mais qui n'est pas plus fort face à l'Amour que tous les autres Adams.
« (Tom) Mais si je suis dingue de toi... Tu le sais, je te l'ai dis...
(Hassiba) Non Tom... »
La tension est palpable. Le doute aussi. Tom se tourne vers moi. Il essaye de se raccrocher à celui qu'il pense connaitre depuis toujours pour l'éclairer sur cette piste. Mais en affrontant son regard, je me sens faiblir sous la honte. Encore un coup de mes sentiments, qu'il est temps que j'arrive à vaincre.
« (Moi) Hassiba, dis-le lui...
(Hassiba) Dis-le lui toi, puisque tu tiens tellement à ce qu'il le sache !
(Tom) Savoir quoi ? »
Tous deux, nous l'observons, les larmes aux yeux. Il se tient au milieu de la pièce, essaye tant bien que mal de porter son attention sur tous les détails qui pourraient l'aider à comprendre la situation. Mais ce n'est pas ça que je vois le plus.
Comme un ultime rituel, j'essaye d'ancrer en ma mémoire les traits de son visage. D'abord ses yeux, ronds et pétillants, ensuite son nez, fin, droit, comme celui des Dieux Grecs...
Mon Tom, quelque part, c'est un peu mon Dieu. Ma lumière dans la pénombre, le rayon de soleil qui indique la sortie du tunnel. Sauf qu'aujourd'hui, ce sera différent. Le soleil risque bien d'éteindre ses feux pour me jeter dans le noir complet.
C'est peut-être ce que je mérite, après tous mes actes malsains...
Goûter à la noirceur de l'obscurité et ravaler le dégoût qu'il me portera. Ce sera ma punition.
Mais avant de subir mon châtiment, je profite encore un peu de sa présence pour détailler ses lèvres. Leur saveur est encore mélangée à ma salive, mais je ne la trouve plus aussi sucrée que d'habitude...
Au contraire, c'est leur amertume qui marque maintenant mes remords et ma peur.
« (Hassiba) Savoir ce que Bill veut te dire !
(Moi) Tu sais que je ne pourrais pas faire ça... »
Mes pensées divaguent vers les souvenirs de ces nuits, où mon corps se frottait au sien, sans tabou. Je ne faisais pas preuve d'une grande prudence, mais la distance qui me séparait de lui suffisait à maintenir notre secret dans l'ombre.
« (Hassiba) Alors pourquoi tu insistes tant ?
(Bill) Ne joues pas à ce jeu... J'ai la langue bien pendante, une information un peu mal placée risquerait de m'échapper si je venais à parler ! »
Tom continue à tenter de comprendre. Si ses doutes grandissent, si de nouveaux scénarios traversent sa tête, je sais qu'il n'a pas encore compris. Et pourtant, c'est si clair.
« (Hassiba) Tout ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas de moi que tu es dingue, Tom »
Elle hésite, triture ses lèvres entre ses dents trop bien alignées. Tom fronce les sourcils, hausse les épaules,...
« (Tom) Vous ne pourriez pas être un peu plus clairs, vous deux ? »
Je baisse à nouveau les yeux. Elle ne le dira pas, même si on passe toute la nuit dans cette pièce, à essayer de faire deviner à mon frère ce qui lui est vraiment arrivé ces derniers jours.
« (Hassiba) Je ne suis pas un homme... »
Je suis étonné qu'elle en dise autant. Tom se raidit, ses doigts se replient sur eux-mêmes, ses ongles s'enfoncent dans sa chair. Il perd patience. Et moi, je sens mon ventre se nouer, ma gorge se serrer. Son regard va se poser sur moi...
Et j'ai bien peur de ne plus pouvoir m'abstenir.
« (Tom) A quoi vous jouez tous les deux ? »
Son visage est teinté de colère. Je n'ai pas l'habitude de le voir comme ça, mais lui insinuer qu'il n'a aucune raison de s'irriter serait un nouveau mensonge, presque aussi meurtrier que le premier.
Hassiba se recule contre le mur, comme pour fuir la conversation. Pourtant, elle est aussi impliquée dedans que Tom et moi.
« (Hassiba) Regarde ton frère... »
Mes épaules tiennent à peine tant les remords quand il se tourne vers moi m'abattent. Mais même si Hassiba n'a pas le courage de le dévoiler, je n'irai pas par quatre chemins.
Je peine à lever les yeux, mais quand nos pupilles se croisent, quelque chose change en lui.
Je me dis qu'il a compris, même s'il ne laisse presque rien transparaitre. Nous avons toujours su dénuder l'autre rien qu'en dialoguant visuellement...
Même les pires atrocités, il peut les deviner.
Bizarrement, plus un seul son ne sort de sa bouche. Ses lèvres restent closes, probablement à cause de la surprise, mais aussi du dégoût. Mais je veux m'assurer que dans sa tête, tout est clair.
« (Moi) Approche petit frère, je vais t'expliquer... »
A ces mots, la terreur s'empare de son visage. Plutôt que de s'exécuter comme il l'aurait facilement fait en temps normal, il se met à reculer contre le mur, yeux ouverts comme s'ils menaçaient de sortir de ses orbites, poings serrés comme s'il s'apprêtait à se défendre de tout ce mal qu'on lui avait déjà fait.
Toutes ses questions venaient de se volatiliser. Quelques syllabes balbutiées timidement me font comprendre que désormais, il me crachera du venin au lieu de me parler comme à un frère. C'est fini...
Quand mon regard se pose sur toi, la foudre me tombe sur la tête ! Alors, cette phrase: « Tu n'es pas dingue de moi, Tom... », elle a vraiment un sens ? Un sens concret, et non détourné ?
Je te reluque, de haut en bas, des pieds à la tête. Tu me dégoûtes...
Et pourtant, je n'arrive pas à me dire que je n'ai rien compris de travers ce coup-ci !
« Approche petit frère, je vais t'expliquer... »
Hors de question que je t'approche. Non, au contraire, éloigne-toi de moi...
Oh que oui, bien loin, pour ne pas que ton corps puisse insister sur toutes ces saletés qu'il me dit...
Alors, c'était toi putain ? C'était toi ? Depuis le début ?
« (Bill) Regarde-moi autrement Tom, je t'en prie, je vais t'expliquer...
(Moi) Je n'ai plus besoin qu'on m'explique Bill. Et ne t'avise pas de me demander une nouvelle fois de te regarder, parce que je n'ai plus l'intention de regarder une souillure comme toi autrement qu'avec tout ce dégoût que tu m'inspires ! »
Mes mots sont doux, si doux par rapport à ce que je ressens vraiment ! La colère monte en moi, j'explose à l'intérieur, mais mes mots restent trop bien pesés !! Comme si la haine me bloquait, qu'elle m'empêchait d'exprimer ce que je ressentais vraiment.
« (Bill) Laisse-moi te le dire, Tom... Je ne veux plus que tu te trompes cette fois-ci.
(Moi) Tais-toi, je ne veux plus entendre le son de ta voix...
(Bill) C'était moi qui était à tes côtés, Tom, tous ces soirs où l'obscurité pouvait dissimuler tout ce que je devais cacher !
(Moi) Ta gueule !
(Bill) Je t'aime à en mourir Tom, je n'arrivais plus à garder ça pour moi. Je devais te donner cet amour !
(Moi) Tu m'as violé !
(Bill) Par amour... »
Il s'est tu. Moi, j'aurais hurlé sur tous les toits que je le haïssais, que je le détestais, que je voulais qu'il crève, qu'il disparaisse de ma vue, qu'on lui fasse du mal...
Beaucoup de mal ! Du mal comme il m'en faisait en me disant tout ça, du mal comme quand j'étais naïf, à croire qu'Hassiba s'occupait de moi !
Je le détestais !
J'aurais eu un pieux sous la main, je le lui aurais enfoncé dans la poitrine pour qu'il sache à quel point ça fait souffrir d'apprendre ça ! Je lance mon poing serré sur sa joue...
Il ne dit rien, il encaisse, sans un mot, sans un cri. Mais moi je veux qu'il hurle, alors je recommence. Du moins, j'allais le faire, jusqu'au moment où quelque chose m'arrête.
Je ne peux plus le toucher, je ne peux plus le regarder...
Non, il est trop misérable pour que je fasse ça, pour que je m'intéresse à lui. Je crache à ses pieds. Dommage que je n'ai pas de quoi le lapider, je l'aurais fait volontiers.
D'un pas lourd et hâtif, je quitte la pièce, puis le couloir, puis l'étage, puis l'hôtel...
Lorsque l'air frais envahit mes poumons, je pousse un hurlement de colère qui alerte les passants que je ne suis pas d'humeur à signer des autographes ce soir. Mes genoux se dérobent, je m'écroule au sol.
C'est la première fois que j'ai ce sentiment, mais ça aussi, ça fait mal: cette impression que je ne suis plus bien dans mon corps. Pire, qu'il ne m'appartient plus ...
Mon frère m'a volé mon corps !
Encore désolée =(
Sachez en tout cas que même si je n'y répond plus par manque de temps, je lis toujours vos commentaires, Sokaia aussi, et apparement la suite vous plait toujours autant, ça fait plaisir ^_^
Merci d'être toujours aussi fidèles ;-)
Par sokaia (29/12/08)
Des semaines qu'il n'y a plus de suite, des semaines que je n'ai plus de nouvelles de ma bloggeuse...
Entre les cours à remettre en ordre, le blocus, les examens qui approchent, je ne sais plus trop où donner de la tête, et j'avoue que ce blog tombe un peu à l'eau...
A vrai dire, je ne sais pas trop quand je reverrai ma chère Fée Néante pour trouver une solution, mais j'espère que ça ne tardera plus...
Si les suites n'avancent pas à grand pas de mon côté, il y a quand même encore beaucoup à poster, et beaucoup à écrire (J'espère profiter de ma semaine de congés en janvier pour m'occuper de ça! xD)
Cette fiction et ce blog me tiennent toujours à coeur, et j'espère qu'il recommencera bientôt à tourner, surtout que nous avons encore pas mal de surprises pour vous...
Dans le pire des cas, j'essaierai de poster la prochaine suite, mais étant donné que je ne suis pas DU TOUT douée pour le design, ça risque de ne pas être très beau à voir! xD
D'ici là, bonnes vacances à vous...
J'espère vous apporter bientôt de bonnes nouvelles!
Merci d'être toujours là <3
